Poème 318//

Elle passe ses Balais multicolores
Et ça s’effiloche derrière –
Ô Ménagère du Couchant –
Reviens – et époussète la Mare –

Tu y as fait tomber une Pelote Pourpre –
Tu as fais tomber un Fil d’Ambre –
Et maintenant tu as jonché tout l’Orient
De Nippes d’Emeraude –

Et encore elle nous offre Son moucheté frugal
Et encore la scène prévaut
Jusqu’à ce que la Pénombre vienne obstruer le Zèle –
Ou qu’échoue la Contemplation.

Done –

via http://www.dethjunkie.com/

Poème 317//

La Joie est comme l’envol –
On lui correspond,
Comme disent les Ecoles –
Les lanières de l’Arc-en-ciel –
Un Echeveau
Qu’on lance, coloré, après la Pluie,
Offriraient autant de lumières
Sauf si c’est l’envol
Qui vous Nourrit

« Si ça pouvait durer »
Ai-je demandé à l’Orient,
Quand cette Trainée Arrondie
A frappé mon firmament
Enfantin –
Et moi, ravie,
Considérais les Arcs-en-ciel comme la norme,
Et les cieux vides
Comme l’Excentricité –

C’est la même chose pour les Vies –
Ainsi que pour les Papillons –
Dont la magie – est due à la peur
QU’ils ne trompent la vue –
Pour Enrichir les latitudes lointaines –
Soudainement un matin –
Une fois notre participation – à cette mode –
Achevée –

Turns so – away from you –

via http://www.tumblr.com

Poème 316//

Même si je suis perdue – maintenant –
Le fait que j’ai été sauvée –
Sera toujours pour moi une ineffable joie –
Qu’une fois – pour moi – ces Grilles de Jaspe
Se soient ouvertes – dans un embrasement soudain –

Et que les Anges – aient doucement – scruté –
Mon visage emprunté qui les contemplait –
Et m’aient touchée de leur toison,
Presque comme s’ils se souciant de moi –
Je suis bannie – maintenant – vous le savez –
Ce sentiment d’exil –
Vous le connaitrez – Monsieur – quand le visage du Sauveur
Se détournera ainsi – de vous –