Poème 43//

Il fallait traverser le chemin – et les ronces –
Traverser la clairière et le bois –
Les Banditti souvent nous dépassaient
Sur cette route solitaire.

Le loup  est venu, curieux, nous dévisager –
Le Hibou intrigué, de haut, nous a regardés –
La silhouette satinée du serpent,
Furtive, s’est glissée,

Les tempêtes ont touché nos vêtements –
Les poignards des éclaires ont brillé –
Féroce, perché sur l’escarpement au-dessus
Le Vautour affamé a hurlé –

Les doigts des Satyres nous ont fait signe d’approcher –
La Vallée a murmuré « Venez » –
Tels étaient ces compagnons –
Telle était cette route
Les Enfants tout tremblants sont rentrés chez eux.