Poème 88//

Un coeur moins lourd que le mien
Rentrant tard chez lui –
Passant sous ma fenêtre
Pour lui-même siffla un air –

Un bout de chanson – une ballade –
Un simple Refrain des rues –
Mais à mon oreille douloureuse
Un remède si doux –

C’était comme si le Babillard
Sautillant par ici
Chantait, musait, chantait –
Puis en roulade alanguies s’en allait –

C’était comme si un ruisseau gazouillant
Sur un chemin rocailleux
Faisant danser des menuets à des pieds en sang
Sans savoir pourquoi –

Demain – la nuit reviendra –
Peut-être – lasse et endolorie –
Ah Clairon, sous ma fenêtre,
Je te prie passe encore une fois !