Poème 104//

Un je-ne-sais-quoi dans un Jour d’été
Tandis que lentement ses flambeaux se consument
Me rend solennelle.

Un je-ne-sais-quoi dans un midi d’été –
Une profondeur – un Azur – un parfum –
Transcendent l’extase.

Et encore au coeur d’une nuit d’été
Un je-ne-sais-quoi d’une si ravissante clarté
Que je regarde et applaudis –

Puis voile mon visage trop curieux
De peur qu’une telle grâce subtile – chatoyante
Ne s’envole trop loin pour moi –

Les doigts sorciers ne se reposent jamais –
Le ruisseau pourpre dans la poitrine
Est encore à l’étroit dans son petit lit –

L’Est lève encore son Drapeau d’ambre –
Sur le Rocher escarpé le soleil guide encore
Sa Caravane de Rouge –

Tandis que je regarde – la nuit – le matin
Concluent la merveille joyeuse –
Et je rencontre, traversant les rosées,
Un autre Jour d’été !