Poème 158//

Où j’ai perdu, j’arpente à pas feutrés –
Je sème de jolies fleurs du jardin –
Je m’arrête sur cette tête disparue
  Je la pleure.

Qui j’ai perdu, pieusement je préserve
D’un ton trop dur, d’un mot brutal –
Je sens comme si leur oreiller entendait,
  Bien qu’il soit de pierre !

Que jour j’ai perdu, vous le saurez ainsi –
Un Bonnet noir – un surplis d’ombre –
Un petit tremblement dans ma voix
  Comme ça !

La raison pour laquelle j’ai perdu, ils le savent ceux
Qui vêtus de robes de neige immaculée
Sont rentrés chez eux il y a un siècle
  Auprès de la Béatitude !