Poème 171//

Une créature toute poilue, dépourvue de pieds –
Qui pourtant court à toute vitesse !
De velours, est son Visage –
Brun, est son teint !

Parfois, elle habite l’herbe !
Parfois, sur une branche,
Dont elle descend, toute pelucheuse
Sur le passant !

Tout ceci en été –
Mais quand les vents alarment le Peuple de la Forêt,
Elle se trouve une Résidence Damasquinéee –
Et se pavane en fils de soie !

Puis, plus élégante qu’une Dame,
Emerge au printemps !
Une Plume à chaque épaule !
C’est à peine si vous pouvez la reconnaître !

Par les hommes, dénommée Chenille !
Par moi ! Mais qui suis-je,
Pour dévoiler le joli secret
Du Papillon !