Poème 175//

Avec précaution, j’ai scruté ma petite vie –
J’ai tamisé ce qui était périssable
De ce qui resterait jusqu’à ce que les Têtes comme la mienne
Pour leur dernier rêve soient couchées.

J’ai mis ce reste dans une Grange –
Le périssable, s’est envolé.
J’y suis allée un matin d’hiver
Et voyez, mon Foin si précieux

N’était pas dans le « Grenier » –
N’était pas dans le « Fenil » –
Et d’un Fermier prospère –
Je me transformai en Cynique.

Si un Voleur a fait ça –
Ou si c’était le vent –
Si les Dieux sont innocents –
C’est à moi de le trouver !

C’est pourquoi je me mets à fouiller partout !
Et Toi, où en es-tu côté Coeur ?
Te trouves-tu dans la petite Grange
Que l’Amour T’a procurée ?