Poème 234//

Je n’oserais quitter mon ami,
Parce que – parce que s’il mourait
Pendant mon absence – et que – j’arrivais trop tard –
Pour atteindre le Coeur qui avait besoin de moi –

Si je décevais les yeux
Qui cherchaient – cherchaient tant – à voir –
Et ne pourraient supporter de se fermer jusqu’à
Ce qu’ils m’aient « aperçue » – m’aient aperçue –

Si je poignardais la foi patiente
Si sûre que je viendrais – si sûre que je viendrais –
L’oreille tendue – l’oreille tendue – s’endormirait –
En prononçant mon nom arrivé trop tard –

Mon Coeur souhaiterait s’être brisé avant –
Puisque se briser alors – puisque se briser alors –
Serait aussi inutile que le soleil du lendemain –
Quand les gelées de minuit – ont sévi !