Poème 288//

Le premier Jour où je me sentis bien – après une longue maladie –
Je demandai à sortir,
A prendre dans mes mains les Rayons du Soleil
A voir ce qu’on trouve dans les Cosses –

La floraison commençait juste – quand je gardai la chambre
Risquant le Tout pour le Tout avec la souffrance –
Ne sachant qui d’Elle ou moi,
Se montrerait La plus forte.

L’Eté s’approfondit, tandis que nous luttions –
Il rangea quelques fleurs –
Les remplaçant par d’Autres – aux joues plus Rouges –
Façon tendre – et illusoire –

De Tricher avec Lui-même, semblait-il –
Comme si pour un Enfant
Qui – Demain – va périr – les Arcs-en-ciel tenaient bon
Et tentaient, de cacher la Tombe.

Il mit la Noisette à la mode –
Noua des Capuchons aux Graines –
Eparpilla des brins de Couleurs, de-ci de là –
Laissant des Fils Brésiliens

Sur toutes les épaules alentour –
Puis éleva ses deux Mains de Brume –
Pour cacher son Gracieux départ
A nos yeux imparfaits –

La perte que j’avais subie, étant malade – Etait-ce une Perte ?
Ou ce Gain Ethéré
Dont on bénéfice quand on prend la mesure de la Tombe –
Puis – la mesure du Soleil –