Poème 357//

J’ai soupesé ma vie de mes deux mains
Pour voir si elle était bien là –
J’ai exhalé mon souffle sur le Miroir,
Pour la prouver plus que possible –

J’ai tourné mon Etre dans tous les sens
M’arrêtant, observant son poids
Pour demander le nom de son Propriétaire –
Au cas où j’en reconnaitrais le son –

J’ai jugé mes traits – dépeigné mes cheveux –
Effacé mes fossettes, et attendu –
Si leurs yeux pétillants – me répondaient –
Je pourrais être convaincue, de moi-même –

Je me suis dit, « Courage, Mon Amie –
Ça c’était – jadis –
Mais pourquoi ne pourrait-on apprendre à aimer le Ciel,
Tout autant que notre Vieille Demeure d’ici-bas » !