Poème 431//

Si je peux l’avoir, quand il sera mort,
Cela me contentera – vraiment –
Si juste à la seconde où il aura rendu le dernier souffle
Il m’appartient –
Jusqu’à ce qu’on le verrouille dans la Tombe,
Le poids de cette Extase, je ne peux mesurer –
Car même s’ils Te verrouillent dans la Tombe,
C’est Moi – qui en possèderai la clé –
Pense à cela mon Amour ! Moi et Toi
Autorisés –  à être face à face –
Après une Vie –  que nous qualifierons –  de Mort –
Car la Mort c’était Cela –
Et Ceci –  c’est Toi –
Je Te raconterai Tout –  comment tout fut Dénudé –
La Sensation de Minuit, que j’eus –  d’abord –
Comment toutes les Pendules s’arrêtèrent dans le Monde –
Et comment pinçait le Soleil –  Il faisait si froid –
Puis comment le Chagrin s’endormit –  quelque peu –
Comme si mon âme était devenue sourde et muette –
T’envoyant des Signaux –
Afin qu’ainsi –  tu remarques ma présence –
Je te raconterai comment j’essayai de garder
Le sourire, pour te montrer, comment après avoir Traversé
Les Hauts-fonds –  Nous nous retournerons par Jeu,
Vers les Jours Anciens –  au Calvaire.
Pardonne-moi, si la Tombe arrive lentement –
Mon Désir ardent de Te voir –
Pardonne-moi, si l’espoir de caresser ton givre
Dépasse toutes les Visions du Paradis !