Poème 493//

Quand j’espérais, je me souviens
Exactement où je me trouvais –
A une Fenêtre donnant à l’Ouest –
L’Air fort turbulent – faisait du bien –

Nul Grésil ne pouvait me mordre –
Nul gel me refroidir –
C’était l’Espoir qui me tenait chaud –
Pas mon châle en Mérinos –

Quand la peur me saisit – je me souviens
Exactement de ce Jour –
Les Mondes se prélassaient au Soleil –
Pourtant la Nature était glacée –

Des Stalactites à l’âme
Me picotaient Bleues et froides –
Des Oiseaux chantaient des louanges partout –
Moi seule – en silence étais paralysée –

Et le Jour où m’envahit le désespoir –
Ceci – si je l’oublie
Plaise à la Nature – que ce soit la Nuit
Après le Coucher du soleil –

Que l’Obscurité dissimule la moitié de son visage –
Et l’aveugle –
La Nature hésite – devant
Le Souvenir et devant Moi –