Poème 494 –

Le Vent n’est pas venu du Verger – aujourd’hui –
Mais de plus loin –
Il ne s’est pas arrêté pour jouer avec le Foin –
Ni menacer un Chapeau –
C’est un gars – toujours de passage –
Tu peux en être sûr –

S’Il laisse une Pigne devant la porte
Nous savons qu’Il a grimpé à un Sapin –
Mais où est le Sapin – Dis –
Tu y a été, toi ?

S’Il apporte des Odeurs de Trèfles –
C’est Son affaire – pas la Nôtre –
Alors qu’Il était avec les Faucheurs –
Aiguisant les Heures qui passent
En douces pauses de Foin –
Sa façon à Lui – par un Jour de Juin –

S’Il lance du Sable, et des Galets –
Les Chapeaux des petits Garçons – et du chaume –
Avec parfois un clocher –
Avec  un cri rauque “Ôtez-vous de mon Chemin, que diable”,
Qui serait assez idiot pour rester ?
Hein – Dis –
Tu serais, toi, assez idiot pour rester ?