Tout se passa en silence –
Il me demande si j’étais sienne –
Je en répondis pas avec la Langue
Mais répondit avec les Yeux –
Et alors Il m’emporta
Laissant derrière ce bruit mortel
Avec la rapidité des Chars,
Loin, comme feraient des Roues –
Ce Monde vraiment disparut
Comme les Champs s’éloignent des pieds
De celui qui se penche depuis un Ballon
Pour voir une rue d’Ether
Le Gouffre derrière nous n’existait lus,
Les Continents étaient nouveaux –
C’était l’Eternité avant
L’heure de l’Eternité –
Pour nous plus de Saisons –
Il n’y avait ni Nuit ni Matin –
Mais le Soleil levant en ce lieu s’arrêta
Et le maintint en éternelle Aurore –
Poème 573//
Poème 573//
2014-06-18T08:30:00+02:00
Sil
¦ 1863 ¦|