Poème 610//

De son Cocon un Papillon
Comme une Dame de sa Porte
Emergea – par un Après-midi d’Eté –
Pour Partout se promener –

Sans Dessein – que je puisse noter
Si ce n’est de flâner en plein air
De vaquer à des Entreprises variées
Que les Trèfles – comprenaient –

On peut voir son joli Parasol
Se replier dans un Champs
Où des Hommes font les Foins –
Puis en lutte difficile
Avec un Nuage adverse –

Les différents Protagonistes – Fantômes comme Lui –
Semblaient aller – Nulle part
En une Circonférence sans but –
Comme pour un Spectacle Tropical –

Et sans compter l’Abeille – besogneuse –
Et la Fleur – qui zélée s’ouvrait –
Ce Public d’Oisiveté
Dédaigneux, les chassa du Ciel –

Jusqu’à ce que le Crépuscule furtivement gagne – Marée sans à-coups –
Et les Hommes qui faisaient les Foins –
Et l’Après-midi – et le Papillon –
S’éteignirent – dans la Mer –